haybafm 6 mars 2020


L’IUT, vainqueur suivi de l’École de Médecine et de Santé Publique.

Pendant 4 heures, le jury composé de

– Dr Ahmed Abdullatif Président du Conseil d’études et de la vie Universitaire
– Dr Ahmed Ouledi ancien Doyen de la Faculté des Sciences
– Renaud Vely , Attaché de Coopération universitaire, Directeur de Campus France, Ambassade de France.
– Mme PARIS Ambrosi Attachée de coopération en Education et chargée de la Francophonie à l’Ambassade de France
– M. Said Mchangama Président de la Fédération Comorienne des Consommateurs,
a assisté à des débats passionnés.
4 équipes étaient en compétition. Outre les 2 susnommées, prenaient part celle de la faculté des Sciences et celle de la faculté de droit et des sciences économiques. Avant que le Président du jury ne proclame le vainqueur, les membres ont félicité les 2 équipes finalistes, et fait part de leurs observations.
Ahmed Abdullatif : « Cet exercice issu des méthodes de communication d’entreprise dénommée Pitch va vous aider à être demain des entrepreneurs capables de défendre vos projets ou des commerciaux qui savent, de part le talent oratoire, vendre les produits d’entreprise. C’est aussi ça la culture entrepreneuriale à faire profiter à tous les étudiants de l’université des Comores quel que soit le département universitaire. »

Ambroisine Paris : « Il faut du cran pour débattre ainsi en public. Par ailleurs le thème général de la préservation de la biodiversité et de l’environnement n’est pas simple, et certains thèmes n’étaient pas faciles à défendre.
Parfois il vous a fallu prendre des positions qui allaient à l’encontre de vos propres idées. Donc bravo!
Cet exercice doit nous permettre à tous de bien garder en mémoire l’importance et la nécessité de chacun d’agir pour préserver notre planète qui est aujourd’hui menacée. »

Le Dr Ouledi a insisté sur le respect et l’écoute attentive des arguments de l’autre, le débat étant un échange et un tournoi à mort. M. Abdoulatuf a félicité les participants pour les dispositions montrées alors qu’ils n’ont pas bénéficié de coaching préalable. Renaud Vely
Ahmed Oubeid « Globalement le tournoi a été d’un niveau acceptable mais toutefois nos étudiants ont beaucoup à faire pour le parler français. Si certains s’exprimaient aisément dans la langue de Molière d’autres avaient quelques difficultés à étayer leur argumentaire. Il y a en effet un déficit criant chez nos étudiants en lecture d’ouvrages, en recherches d’informations pertinentes ou tout simplement en connaissances générales. Le tournoi a montré qu’il y a beaucoup à faire et à améliorer dans notre système d’éducation pour produire le capital humain indispensable pour le développement.

Renaud Vely  » votre participation à cette compétition est le gage de votre engagement pour la planète. Bien entendu, cet engagement suppose de pouvoir défendre vos idées sous une expression qui sache marquer les esprits. Cela, chers étudiants, suppose de maîtriser les subtilités de la langue tout autant que les codes dévolus à notre ère de l’hyper communication. L’activiste écolo Greta Thunberg en est l’archétype et je ne peux qu’espérer voir ici aux Comores des défenseurs éclairés de cette cause qui nous unit tous, pour laquelle vous avez raison de vous battre et qui est celle de la conscience partagée d’un meilleur avenir sous le prisme d’un développement plus durable c’est-à-dire plus solidaire. »

Pour Said Mchangama, les prestations des concurrents révèlent un grand potentiel. Il faut maintenant de la volonté et du coaching, maîtriser les techniques de recherche des informations et des données, et veiller à approfondir la culture générale. Certes des participants ont agréablement surpris par leur maîtrise du français et de bonnes dispositions à la recherche des faits et des données, mais le niveau général est bien en deçà de ce qu’on peut espérer de jeunes francophones titulaires d’un baccalauréat, étudiants d’universités, choisis pour concourir dans un tournoi de débats.

L’IUT a dominé surtout par l’homogénéité et la cohésion de son équipe. On notera que ce sont des étudiants en sciences et techniques de cycles courts qui ont triomphé dans ces débats. Les larmes de l’Ecole de santé, l’équipe finaliste perdante ont ému. Tant de fougue, de bonnes flèches contre les points faibles de l’adversaire, des postures d’avocat pénaliste certain de faire perdre le nord au procureur. Cela n’a pas suffi à compenser une forte différence de niveau dans l’équipe, surtout pour la langue française.
L’IUT représentera les Comores à la phase régionale à Madagascar.
Souhaitons leur bonne chance et un sérieux coaching.

Photos : Abdou Moustoifa
Voir le précédent article sur ce tournoi.

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