haybafm 19 février 2020


Le jeudi 13 février à minuit, s’est ouvert la campagne pour le second tour des élections législatives, mais aussi l’unique tour des élections municipales.
Sur les 24 sièges de députés 19 ont été attribué dès le premier tour, dont 16 pour le parti du chef de l’État.
Pour ce second tour 5 sièges restent à pourvoir au palais de hamramba.
A Anjouan, dans la région de Domoni 1, le mystère reste entier, tant l’écart au premièr tour semble minime entre l’ancien ministre Nourdini Midiladji arrivé en-tête avec 29,71 %, devant Salim Mohamed Abderemane 29,07%. Le faiseur de roi pourrait être le candidat Ibrahim Mohamed Hanif, arrivé troisième avec 20,21%. A Domoni 2, la situation semble plus simple entre le candidat CRC Adnani Mouhamadi arrivé en-tête avec 49,65 %, face à l’indépendant Dhoimir Samadane 23,08%.
A Ngazidja, dans le Nguwengwe le candidat du CRC Ali Said, 45,86% est bien parti pour l’emporter, face à Ahmed Youssouf du parti Orange 16,60%. Le report des voix, des candidats arrivés 3ème et 4ème, Antoisse Mohamed Ibrahim et Ahmed Said Abdallah en faveur du candidat CRC aura tout son importance le 23 février prochain. A Itsandra-Sud, les 27,78% de Dr Abdou El Wahab Moussa (RADHI), arrivé 3ème peuvent être d’une grande utilité à Soilihi Abdou Matassa, candidat indépendant non moins apparenté au CRC 29,05%, face au candidat Orange, Hassani Mohamed 27,94%. Un duel fratricide dans la mesure où, les deux concurrents viennent de la même localité de Dzahani la Tsidje.
A Moroni le duel Abdou Said Mdahoma (CRC) 38,33%, Mohamed Ahamada (RADHI) 27,35% était le match tant entendu par le microcosme politique de la capitale. Finalement il n’aura pas lieu, le candidat RADHI s’étant retiré de la course le 1er jour de la campagne. Avec une projection de 21 députés, le parti présidentiel est bien parti, pour être seul maître à bord. Une bien mauvaise image.
Qu’en sera-t-il des municipales ?
54 circonscriptions, 225 listes pour l’ensemble des 3 îles. Avec moins de 5 jours de campagne, ces élections si importantes pour le devenir des populations, risquent de se transformer en conflits de paillassons. La pré-campagne à Moroni a été une parfaite illustration.
Les thématiques risquent de tourner autour, de l’identité, des conflits inter et intra villageois, de l’hégémonie d’une telle localité par rapport à une autre. A Moroni par exemple on entend ici et la, le concept Ndo mdji, érigé en slogan de campagne, tout ça pour stigmatiser une certaine frange de la population. Ailleurs les conflits d’hégémonie entre localités risquent de miner le bon déroulement de la campagne. Dans la région d’Itsandra, le cas de Salimani et de Dzahani la Tsidje est le plus visible. Dans ces conditions, les questions de fond seront probablement éludées. Ces deuxième élections communales, risquent fort de ressembler aux premières, dans leur caractère expérimentales. Quels sont les projets de société défendus, par les différentes liste ?
Quel est le profil d’un bon maire ?
Quelle politique d’aménagement, comment intégrer la jeunesse au cœur du développement local ?
Sauf dans la posture, ce genres de question ont peu de chance d’exister durant cette campagne.

Ahmed Said Badraoui.

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