haybafm 1 août 2020


Le Testamentaire nous a fait parvenir « La Paix assassine » avant l’Aid. C’est un pétaradant message pour la paix pour qui veut bien le lire et le comprendre. Il est ainsi le Testamentaire. La Fatha conclut toujours ses détonations.

La Paix assassine !

Il est un comportement typiquement de chez nous qui consiste à répondre face à toute situation, critique, mortelle qu’elle soit, ça va alhamdoullillah !

Loin de renfermer une dimension religieuse, vouée à l’ascétisme devant toute épreuve, cette attitude relève d’une culture « cachotière », censée montrer à l’autre que l’on a la parfaite maîtrise des choses, même si l’on est à l’agonie.

Un slogan fait recette dans notre pays, ces derniers temps, un slogan brandi à tout-va, par tout un chacun, ici et là ; un slogan qui contraste pourtant, avec la réalité vécue par les comoriens : « préservons la paix dans notre pays ! », comme si celle-ci existait !

Les viols à répétition , les détournements récurrents des deniers publics, la pédophilie, la zoophilie, l’errance de ces centaines de nos jeunes drogués et versant dans la folie, ces milliers de nos jeunes sans emploi ni perspective d’avenir, ces dizaines de milliers de fonctionnaires de l’Etat, au salaire minable, et tirant le diable par la queue, ces centaines de jeunes qui ne cherchent qu’à partir au loin, au risque et au péril de leur vie, pour échapper à leur triste sort…

Est-ce cela la paix à préserver ?

C’est vrai que notre pays ne ressemble à aucun autre dans le monde, mais de grâce, soyons sérieux !

D’un côté, des soldats aux ordres, soumis au Chef suprême des armées, munis de kalachnikovs, de bazookas, de grenades lacrymogènes et autres instruments à tuer ou à tabasser, avec derrière eux, des cadavres et des éclopés à vie…

De l’autre, des milliers d’opposants munis de clous, de dynamites, de pistolets rouillés, du verbe et des fusils à longue portée, balançant des salves de salive et d’invectives à vous transmettre le coronavirus…

Est-ce cela la paix à préserver ?

Des leaders politiques et des leaders d’opinions, soit en exil soit rentrés dans la clandestinité, les plus « chanceux » ; les autres, sous les verrous ou en résidence surveillée, dans tous les cas, privés de leur liberté et qui sont appelés au dialogue par le Président…

Est-ce cela la paix à préserver ?

Non, mesdames et messieurs les griottes et griots qui encensent le pouvoir qui vous rétribue gracieusement, la paix ne règne pas dans notre pays !

La majorité des comoriens vivent avec la peur au ventre, la crainte chevillée au corps. Il y a peur sur nos îles !

Peur sur nos îles, tel est le véritable slogan qui correspondrait bien à la situation actuelle dans notre pays !

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